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Maxime Thevenon, à l’ombre des jeunes filles en fleurs

Si Maxime était un livre, il serait sans doute le deuxième opus de La Recherche du temps perdu où la naïveté de l’enfance et de ses souvenirs rend le temps élastique.  En bon nostalgique, ce photographe de 23 ans cherche à rendre éternelles les choses les plus usuelles. Vous me direz « quoi de plus commun qu’une nymphe en culotte fleurie au milieu des champs ». Cette image est assurément lointaine pour nous citadins pudiques, mais elle l’est beaucoup moins pour Maxime qui a grandi loin des agglomérations surpeuplées. Rencontre autour d’un pastis bien tassé.

 

Qui es-tu Maxime Thevenon?

Né en 1992, j’ai aujourd’hui 23 ans, photographe passionné par la nature et le voyage. Troyen d’origine, je vis actuellement à Lyon depuis bientôt 2 ans.

 

Comment es-tu arrivé à la photographie ? Explique-nous ton parcours.

Rien ne me prédestinait à la photographie et à l’art dans sa globalité. Pourtant depuis tout gamin, je dessine, j’ai toujours aimé dessiner les paysages quand je partais en vacances, mais je n’ai jamais poussé le vice plus loin. Nostalgique et dans l’idée d’immortaliser chaque moment, c’est en partant aux quatre bouts de la France à mes 18 ans que j’ai dévalisé les jetables de mes parents pour remplacer le dessin, qui n’était à mes yeux pas assez spontané.
Étant encouragé par mes amis pendant mes études d’art, j’ai commencé sérieusement à me pencher à la photographie en 2012. On a commencé ensemble, tous les jours à prendre plus ou moins tout et n’importe quoi en photo. Par la suite, ils m’ont poussé à exposer ce que je faisais sur les réseaux sociaux et à ma plus grande surprise, j’ai rapidement eu un suivi. Fin 2012, je faisais mon premier vernissage et la photographie à commencer à prendre une toute autre tournure dans mon quotidien. Aujourd’hui, c’est devenu une raison pour casser les barrières et pour pouvoir rencontrer chaque jour des personnes que je n’aurais certainement jamais rencontrées sans la photographie. Je ne peux pas concevoir l’idée d’abandonner mes appareils, c’est devenu mon exutoire, ma façon d’extérioriser mes sentiments. On peut dire qu’elle est ancrée dans ma vie, c’est mon quotidien, je grandi avec et elle avec moi.

 

Quel est l’attrait de l’argentique dans ton travail et de manière générale ? 

Quand je tiens un boîtier argentique dans mes mains, j’ai la sensation d’être plus proche de mes pensées et du résultat que j’ai en tête. Moi qui ai toujours un nombre incalculable d’idées à la seconde quand je prends des images, c’est là que l’argentique me pousse à me focaliser sur l’instant. Je pense que premièrement il y a ce phénomène de mode du « vintage », aujourd’hui là où le numérique et les logiciels proposent, l’infini, et l’idée de consommation « on prend, on jette » l’argentique lui répond à ce besoin de sincérité et de vérité qui est propre à ce que notre générationrecherche.

 

D’ailleurs, on m’a dit que tu avais des méthodes occultes concernant le traitement de tes pellicules, quel est ce secret ? 

(Rires) on me demande souvent d’où proviennent les effets sur mes photos, si je retouche beaucoup mes images. J’aime lier les arts plastiques à la photographie, disons que mes retouches se font avant et pendant la prise de vues plutôt qu’en post prod. Je peux aussi bien uriner sur ma pellicule, ou prendre du verre pour donner de l’effet. Le risque est présent, je ne sais pas toujours à quoi m’attendre, mais c’est aussi ça qui me donne l’excitation quand je vais récupérer mes tirages.

 

En regardant tes photos, on a l’impression que tu vis dans un monde utopique composé de nature et de jolies filles. Comment composes-tu ces tableaux ?

J’ai toujours aimé la nature, j’ai été élevé dans ce milieu. C’est la base de l’Homme à mes yeux, et c’est surtout l’un de mes premiers moyens d’évacuation depuis que je suis jeune. Je n’ai pas de critère physique particulier, je passe surtout plus de temps à les découvrir qu’à les photographier, de manière générale, elles sont toutes devenues des amies qui marquent ma vie, et avec qui je grandis photographiquement ou même humainement. Il y a très peu de préparation, on part généralement à l’aventure sans savoir exactement là où l’on va, et pendant cette aventure, je raconte les moments passés ensemble avec mes appareils.

Mon univers est sincère, il est spontané et il est propre à ce que la vie me donne, c’est ce que je veux partager avec toutes les personnes qui prennent le temps de regarder mon travail. Pour moi la photographie, c’est ma plus grande part de bonheur, avec mes parents, mes amis et mon chien. Je veux avant tout le communiquer avec le monde, si je peux faire sourire, penser ou rêver quelqu’un ne serait-ce que quelques secondes, j’ai déjà accompli mon objectif. Dans le moyen terme, j’aimerais aider des causes humanitaires, dénoncer des choses importantes qui me tiennent à cœur tout en gardant cet apport positif que j’essaie de transmettre au fur et à mesure du temps.

 

Parle-nous de ton expo chez Sofffa. Quelle sera sa ligne directrice ?

(Rires) nous sommes aujourd’hui le 16 juin, l’exposition est le 24, et pour être franc, il n’y avait pas de ligne directive précise au départ, et il n’y en a pas plus aujourd’hui. On me laisse carte blanche, alors que je vais exposer celles qui me parleront.

 

Et après l’expo, des projets de voyage ?

Je prépare doucement une expédition d’un mois et demi en France pour l’année 2016 avec à la clé, l’auto-édition d’un livre sur notre beau pays. Je vais profiter de l’été pour sillonner la route, et aller rencontrer de nouvelles personnes. Et j’ai plein de jolies choses de prévu pour la fin 2015.

À côté de la photographie, je prépare actuellement une association qui aura pour but de mettre en valeur la ville de Lyon, que ce soit par le média ou l’événementiel pluridisciplinaire. Par la même occasion, je réunis aussi un collectif d’artistes purement lyonnais. À suivre d’ici la rentrée scolaire.

 

Maxime exposera une trentaine de clichés chez Sofffa nouvel espace de co-working et slow café situé au 17 rue Sainte-Catherine Lyon 1er. Vernissage le mercredi 24 juin à partir de 19h30 

 

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Sottises consacre un portfolio à Maxime. À retrouver dans notre Galerie 

 

www.facebook.com/MaximeThevenon
www.maximethevenon.tumblr.com