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La Taverne Gutenberg, résidence artistique éphémère

Exposition collective « en conversion » le 19 novembre par Mathilde Corbet.

 

La Taverne Gutenberg fut jadis un lieu de rassemblement pendant la guerre, un bar pour joueurs de dominos, un repère à tapin, un lieu de vie… avant de tomber entre les mains de Maïa et d’Henri qui ont converti le bâtiment en résidence artistique éphémère.

Immeuble abandonné de trois étages à la mine grise, l’incroyable spot historique en plein centre de la Guillotière a été inauguré le 1er octobre par l’exposition « Fragments » d’Henri Lamy. Entre peinture, live painting et capoeira, l’événement annonçait les couleurs d’une épopée artistique de trois mois qui clôturerait dignement l’existence de ce bâtiment aux mille et une vies.

 

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© Maia d’Aboville & Henri Lamy

 

Une production éphémère d’octobre à décembre, dans un lieu chargé d’histoire où chaque pièce est un dédale de souvenirs. À quelques semaines du vernissage de la première exposition collective de la Taverne, les murs défraîchis sont peu à peu recouverts, les couloirs et l’enchevêtrement des petites pièces qui deviennent ateliers sentent bon la peinture. Les premiers artistes ont commencé à s’imprégner du lieu et à apporter leur première touche de lumière, d’acrylique. Les voix des anciens habitants, passants, résistants, résonnent encore sur les murs défraîchis, et font écho aux murmures de celles qui s’attellent du matin au soir à faire vivre l’incroyable lieu. Les voix de Maïa d’Aboville et d’Henri Lamy surtout, les deux instigateurs du projet.

 

Henry est un peintre figuratif, et Maïa une designer interactive. Pendant trois mois, ils se donnent la mission de faire vivre le lieu, de le remplir d’initiatives et de regards nouveaux, et d’en faire un espace ouvert et accessible à tous. Des ateliers de peinture pour enfants et adultes, des collaborations entre artistes, des associations entre différentes disciplines : le lieu s’articule autour de la rencontre. La rencontre de la gravure et de la réalité augmentée, des sculptures de Paul Sibuet et du couteau d’Henri Lamy, la rencontre, entre un lieu qui grouille d’histoires avec de jeunes artistes locaux, de la peinture et de la capoeira, du thé à la menthe et des concerts de musiques traditionnelles, d’un quartier populaire avec une multitude de genres.

 

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12270522_10153672445168077_1988886985_n © Delphine Passadori

 

Le 19 novembre, pas moins de 30 artistes issus d’horizons et de pratiques variés dévoileront leur travail dans les lieux qu’ils ont investis. Des tomettes anciennes aux plafonds boisés ou béants, les trois étages de l’immeuble ont été savamment fragmentés et répartis entre chaque intervenant. On pourra y apercevoir les performances du jeune graffeur Kesadi et du collectif lyonnais Birdy Kids, les sculptures du duo Laps et celles de Paul Sibuet, les installations de Delphine Passadori, les miniatures en formica de Felix Lachaize, les photos de Maxime Rizard et celles de Joris Couronnnet, et tant d’autres encore… Le 19 novembre, l’espace sera habité d’une âme nouvelle, celle de la jeunesse.

 

Rendez-vous le 19 donc, au 5, rue de l’Épée.

 

www.taverne-gutenberg.fr

 

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