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Marthe Jung et sa multitude de possibilités

Sous leurs couleurs acidulées, les aquarelles de Marthe Jung dérangent. La plupart de ses personnages, féminins, ont des formes voluptueuses et des visages torturés. Elle entretient une part de mystère en suggérant à l’aide de peu de détails – souvent des coulures de sang ou des positions tortueuses. Elle titille notre imagination et se nourrit des réactions de chacun. Son travail, réalisé dans l’instant, a pour but de secouer notre vision des choses sans en imposer une autre. Libre à tous d’interagir avec l’œuvre. Et Marthe est à son tour surprise et amusée des interprétations qu’elle provoque.

Le corps est omniprésent dans l’univers de la Nancéenne d’origine. Celui de la femme la fascine particulièrement. La femme Jung est un condensé de contrastes, où un corps rond et doux porte un visage qui défie les standards de beauté.

Les seins de toutes formes trouvent une liberté assumée : en témoigne ce collage où ceux de Joséphine Baker deviennent des œufs aux plats ! Pour l’anecdote, c’est au réveil, en faisant cuire ses œufs, que Marthe s’amuse à les associer à la beauté singulière de la plus Française des Américaines. Car elle est aussi adepte des collages : un « jeu de textures » qui entretient sa créativité, un mélange de ses propres photos et d’images inspirantes qui existent déjà.

Se détacher de sa zone de confort

Sa dernière série, les Trognes, développe différentes techniques d’aquarelles ; un échantillon des multitudes de possibilités offertes par un visage. Marthe explique ce leitmotiv : « les visages sont très riches pour un dessinateur car c’est toujours différent. C’est bien plus que des yeux, une bouche… ils nous permettent de développer notre inspiration. »

Depuis sa première exposition il y a deux ans, Marthe Jung a trouvé ce style reconnaissable grâce à son travail de la gouache. Entre collages, tableaux réalistes à l’acrylique ou aquarelles… elle s’est forgée grâce à un processus de création aux multiples techniques.

On la retrouvera dans les prochains mois avec ses copains de La Police du Bon Goût, pour un live-painting lors de leur premier festival dans toute la région : « les musiciens, c’est ce qui m’inspire le plus », confie-t-elle, pleine d’engouement.
Au moment des présidentielles, elle prévoyait de détourner des scènes « gentilles » avec de la peinture transparente… Good idea in progress.
Et si vous la trouvez sur vos routes très bientôt, ce sera sûrement dans son camion itinérant ! Toute seule, son atelier mobile et sa soif de retourner les règles établies.

Retrouvez le portfolio de Marthe Jung dans notre Galerie